Intro.

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L'Ecriture:
Ecrire est un art, il permet de s'exprimer ou de se transporter dans un autre monde.
Le partager avec des personnes permet de leurs transmettre des idées, de les faire voyager dans un autre monde, le monde que l'on crée.



Thème: Vampire
Histoire: Fantastique et Action
Aide: Musique et moi même <3
Influences: 'Saga Twilight' de Stephenie Meyer, 'Chronique des vampires' d'Anne Rice, 'Underworld'

Résumé:
Kutsuu, jeune garçon de 18 ans devenant vampire, retrace son histoire d'humain et raconte les amours et haines qu'il eu envers le monde lorsqu'il était encore humain. Mais après sa transformation, sa vie sera encore moins tranquille, surtout lorsqu'il rencontre cette fille...

[Bientot le chapitre quart]

# Posté le mardi 16 décembre 2008 09:15

Modifié le vendredi 27 février 2009 04:45

Chapitre Un


Alors c'était ca mourir ? Se sentir vide, léger, le souffle se faisant de plus en plus lent. La froideur nous emportait dans un lointain pays où la douleur se faisait de moins en moins présente.
Mon sang se vidait de plus en plus dans la bouche de mon Maitre. Ce rouge dont les lèvres s'en régalaient se laissaient tomber goutte par goutte, le long de mon cou jusqu'à toucher le sol lorsqu'elles n'étaient pas repêchées pas la langue de l'homme qui me tenait fermement. Mon corps ne répondait plus, il ne se débattait pas. La main même ne voulait pas se lever pour atteindre le col de l'homme.
On dit que lorsqu'on meurt on voit apparaître une lumière blanche qui nous emporte au Paradis. Et bien moi, je ne l'ais jamais vu. Les meubles autour de moi semblaient bouger, se transformer, formaient des vagues comme lorsqu'un homme est soul et qu'il voit tout autour de lui se déformer. Pas de lumière blanche, seulement les couleurs autours de moi qui devenaient de plus en plus fade, l'½il n'arrivait plus vraiment a comprendre si c'était du bleu ou du rouge, du jaune ou du violet. Ca devenait du noir et blanc, comme ces photos anciennes que l'on retrouve dans les archives de vieux dossiers ou bien les photos de famille de nos grand parents.
Mais moi, je savais que je n'allais pas mourir. Malgré le sang qui s'échappait de moi et les choses autour de moi qui n'arrivaient plus à être distingués, je savais que je n'allais pas mourir. Et pourtant je ne pouvais m'empêcher de ressentir de la peur au fond de moi. Le souffle haletant, les cris qui ne pouvaient même pas sortir...
Aucun son à présent. Seulement le bruit des vêtements qui se frottaient l'un contre l'autre, la sensation de toucher une peau qui devenait chaude. J'entendais mon c½ur battre au rythme d'un tambour dont le musicien s'endormait, tapant de plus en plus doucement.
Les yeux mi ouverts, mi fermés, entre la vie et la mort, je ne les ouvrit complètement que lorsque je gémit en sentant les crocs de mon Maitre se détacher de ma peau fine. Je finit alors par parvenir à bouger, m'agrippant aux épaules de la grande figure noir qui se dressait devant moi. L'homme qui me tenait me laissa tomber par terre. Etre fragile, désormais j'étais vidé de mon sang, étalé tel un pantin dont on aurait coupé les ficelles.
Le silence. Le long silence.
L'homme se remettait de l'excitation qu'il venait d'avoir lorsqu'il avait pénétré ma chair de ses crocs, le son du contact de la peau brisé sous les dents s'était fait distincts à ses oreilles, l'odeur du sang qui coulait autrefois dans mes veines atteignait encore les narines de l'ombre. Il en restait encore, encore mais très peu.
Ca devait être délicieux. Un gout salé, sucré, amer et pourtant si doux. Indescriptible pour la langue d'un humain, mais à celle d'un vampire cela valait bien plus que de l'or.
La majestueuse figure que je voyais à peine, passa sa main sur ses lèvres de manière indélicate, ses yeux rougeâtres regardaient le corps étalé à terre.
Je ne bougeait pas, âme sur le point d'être séparé de son corps, j'arrivais à peine à bouger mes yeux pour voir mon Maitre me fixer.
Mon Maitre s'agenouilla alors, à mes cotés, et ne fit qu'un petit sourire à peine perceptible. A ce niveau là, j'avais perdu trop de sang pour pouvoir réfléchir, comprendre si mon Maitre m'avait finalement considéré comme un repas ou bien si je comptais ne serait-c qu'un peu pour lui. Ms cinq sens prenaient plutôt le contrôle de mon esprit. Peut-être qu'avant de mourir, ceux-ci analysaient une dernière fois la vie avant d'être détruits à jamais.
Je tenta alors de lever la main vers mon Maitre, celle-ci tremblait, comme hésitante, comme si elle avait peur avant même que je sache ce qui allait se passer.
Mon Maitre entre ouvra ses lèvres pour les amener à son poignet. Il planta lentement ses canines dans sa chair, traversant la multitude de peau qui le composait, sans une once de douleur, pour y atteindre enfin ses veines. Mais il n'y aspira aucune goutte de sang. A quoi cela servirait-il de toute façon ? Ce serait inutile. Et puis... ce n'était pas pour lui.
Ses canines se détachèrent alors de son bras, le sang en sortant comme un robinet qu'on aurait oublié de fermer, et il ramena alors son bras au dessus de ma tête.
Une goutte... Deux gouttes... Trois gouttes tombèrent près de mes lèvres. Pourquoi ? Pourquoi mettait-il du sang près de ma bouche ? Fallait-il que je l'avale, c'était ainsi que je récupérerait mon sang ? Mais sans réfléchir aux conséquences que cela porterait, ma langue sortit sans hésiter hors de ma bouche et passa par dessus mes lèvres en atteignant les quelques gouttes de sang.
C'était la première fois que je goutait du sang. Non pas la première fois, j'en avait déjà gouté lorsque je me blessait pendant les entrainements. Mais du sang de vampire, jamais.
Et bizarrement, il n'avait rien de différent de celui des humains. Au gout, non, mais à l'effet, oui. En une seule goutte je retrouva la force de me relever et de me pousser vers le bras de mon Maitre.
Sans même avoir de canines aiguisés comme celles de mon Maitre, j'arrivais a aspirer le sang. Il me suffisait de coller mes lèvres à son bras gelé et d'y aspirer, par la profonde morsure, ce sang provenant d'un être puissant.
J'étais tellement possédé par cette soudaine envie de sang que je n'arrivais pas a m'arrêter. Haletant parfois pour reprendre mon souffle et recommencer par la suite.

« Tu aimes ? » j'entendis mon Maitre me demander en me chuchotant à l'oreille tandis que je continuais à lui aspirer le sang de ses victimes. Celui-ci devenait de plus en plus délicieux, mon palais n'en demandait que plus, et il était impossible que je m'en détache. Je ne pu que gémir pour répondre. J'entendis alors un bruit que je connaissait mais que je n'avais jamais aussi clairement entendu.
Le tambour. Oui c'était lui. Mais pas le mien. Mon Maitre se laissait faire, certes, mais il en perdait de sa vie en même temps. Son c½ur commençait à ralentir. C'est ainsi qu'il commença alors à se débattre légèrement, sans brutalité, en me demandant d'une voix douce d'arrêter. Son bras tomba à terre et moi, je reprenais le peu de souffle que j'avais, laissant l'oxygène me remonter au cerveau. C'était incroyable cette sensation que m'avais procuré le sang de mon Maitre. De la force, du plaisir, je jouissait déjà de cette nouvelle vie qui allait s'offrir à moi. Mais étais-je déjà vampire ? Je m'allongea pour laisser agir le sang.
Non je n'étais pas encore mort. Je me rappela alors qu'il restait une dernière étape pour que ma transformation soit complète. Allongé et respirant toujours en prenant de grandes bouffées d'air, je commençai alors à ressentir une douleur au ventre Qu'est ce que c'était que ca ? C'était horriblement douloureux.
Voulant arrêter, ou au moins réduire le mal, je ramena vite mes mains à mon ventre et me replia sur moi même. C'était monstrueux cette douleur que je pouvais ressentir, ce mal qui s'étendait dans tout mon corps. Le mal fut tel que je me mit à crier, tournant sur mon dos, un coup à droite, un coup à gauche.
Et puis... plus rien. Je ne bougeais plus. J'étais allongé sur le dos, les yeux fixant le plafond. Mort. J'étais mort. Complètement. Oui, je ne respirait plus.
Mon Maitre se releva, appuyé contre le bureau de sa chambre, les bras croisés faisant plier sa grande veste pourpre. Il attendait, fixant le cadavre devant lui. Et il finit par ajouter à tout ce cinéma :

« Voilà. C'est terminé... Kutsuu. »


Exilia - Lifegame

# Posté le mardi 16 décembre 2008 08:58

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 17:28

Chapitre Deux

1872. Cette année là, tout était froid. L'hiver. A croire qu'on voulait déjà que je meurs. Je savais déjà, dès que j'étais sorti du ventre de ma mère, que ma vie était destinée à être malheureuse et solitaire. Mes deux parents, deux fermiers d'une ville perdue près de Chester, semblaient être deux personnes charmantes et douce envers les autres, mais lorsque la porte se refermaient, ils redevenaient ceux que j'avaient toujours connus.
Ils n'avaient jamais vraiment voulu m'avoir, j'étais plutôt un 'accident' plutôt qu'une 'bonne nouvelle'. Mais ca... ils l'avaient su trop tard. Les paysans n'avaient pas assez d'argent pour consulter des docteurs à tout bout de champ, surtout les miens. Ils gagnaient leurs vies durement, certes, mais leur égoïsmes les rongeaient au point d'en oublier le sens humain.
C'est ainsi que débuta ma vie. Entre deux êtres méprisables qui ne voyaient que l'argent à eux deux. Ils me faisaient travailler aussi. Je n'étais jamais allé à l'école. Et pourtant je n'attendais que ca. J'aurais pu me faire des amis, j'aurais pu apprendre, lire, écrire, j'aurais pu connaître ce que voulait dire 'amour', le véritable, j'aurai pu écouter ces beaux contes de fées que l'on raconte aux enfants lorsqu'ils sont petits pour leurs faire croire que la vie est belle. J'aurai pu.
Mais la vie en avait choisi autrement. Ma mère, fille de pâtissier réputé, avait ruiné ses économies étant jeune en allant s'acheter ces fantaisies gardés aux courtisanes et aux nobles, et elle avait épousé mon père, un homme de haute bourgeoisie, qui s'était laissé envoûtée par sa belle figure. Ce fut pour elle une chance d'avoir trouvé un homme aussi riche, mais comme elle n'arrivait pas a comprendre ce qu'était l'argent, elle le dépensa également, et ils se retrouvèrent sans un sous. Ils trouvèrent alors une ferme dont le vieux était mort depuis quelques semaines et qui n'avait pas eu de réclame. Ils la prirent donc en main et pour la première fois de leur vies, ils commencèrent à travailler. Et il l'avait mise enceinte. Et ils m'avaient eu. J'étais arrivé dans leur vie comme un terroriste. Je ne leur laissait pas le choix.
Nous habitions la petite chaumière qui ornait la ferme, une cabane assez petite et étroite mais qui devait être le symbole de la famille et la chaleur humaine. Pourtant, de ce que j'ai connu, la chaleur humaine n'était pas ce qui dominait notre habitat.

« Madame... Pensez vous qu'un jour je pourrais aller a l'école ?» demandais-je lorsque j'avais eu quatre ans. C'était la semaine après mon anniversaire, mais je ne le savais pas. Je ne l'ai jamais su car je n'avais jamais eu de fête d'anniversaire où l'on offrait des cadeaux aux personnes pour montrer qu'elles sont spéciales. Même une petite carte m'aurait suffit, un petit mot pour dire qu'on existe...
Ma mère, en train de préparer un bouillon, s'était arrêté en m'écoutant et me regarda tout d'abord d'un air stupéfait.
Elle éclata de rire comme ces sorcières dans les contes de fées. Un rire glacée, sévère.
« Tu crois vraiment qu'on ait envie d'un gamin comme toi dans ces écoles ? Regarde toi, petit rat, tu n'es qu'un gamin écervelé. Tu n'es bon qu'à traire les vaches et nourrir les cochons ! » Me répondit la sorcière en crachant à terre. Et oui, maintenant que les sous n'étaient plus en poche, la princesse Odette se transformait en corbeau et non en cygne. Ses cheveux d'un noir terrifiant, et pourtant élégant à l'époque, étaient mise en l'air en chignon mal placé, quelques cheveux partaient dans tout les sens et certaines boucles redescendaient de manière gracieuse le long de son cou. Là où ils se contrastaient à sa peau de flocon de neige. Son corset devait surement l'étouffer mais c'était la seule chose qui la permettait de garder une certaine confiance en elle.
Ma mère était belle, très belle, mais la noirceur de son c½ur ne la rendait que plus laide à mes yeux. Personne ne pouvais comprendre ce que je ressentait pour elle. De l'admiration, presque même de l'amour, mais une répugnance qui ne devrait pas être en droit d'atteindre.
« Mais Maman, si je ne vais pas à l'école je ne pourrais jamais rien faire... »
A ces mots, la sorcière me frappa d'une grande claque qui éclata tel un éclair dans le ciel. Je tomba a terre, tenant ma joue, la marque apparaissant déjà, rouge rosé. Des larmes vinrent emplir mes yeux avant qu'elle ne recommence à parler :
« Ne m'appelle pas comme ca !!! Je ne suis pas ta mère ! Et je n'ai jamais demandé a ce que tu deviennes quelque chose ! Soit déjà content qu'on te garde ! » me jetât-elle à la figure, « On était bien obligé de toute façon, sinon on aurait été emmené au juge de la ville... »
Puis, elle me regarda d'un air direct et froid.
« Maintenant, file dans la grange, tu n'as pas encore nourri les chevaux ! »
Et en voulant me dépêcher, je me retourna vers la porte et reçu alors un énorme coup de pied au derrière. Je me précipita alors, sortant dans le froid, la tempête de neige avait commencé, et j'allai me faufiler à travers la neige, lorsque, tournant la tête, je vit au loin un cheval noir, et une grande figure le dominant. Le froid ne me faisait rien, je ne le sentait plus, j'étais envoutée par ses yeux... Ces yeux anormales qui me transperçaient l'âme... C'est quand je m'aperçu que je laissait mon souffle chaud former de la fumée dans le froid que j'eu l'a réflexion de bouger. Et en une seconde, la figure avait disparu. Je me demanda alors qui était ce chevalier noir qui avait, pendant quelques courtes secondes, su capter mon attention et susciter ma curiosité.
J'alla rapidement me réfugier dans la grange, là où l'odeur des chevaux atteint de suite mes narines et où je dû me boucher le nez pour m'y habituer...

Mais c'est le lendemain que tout se passa. La neige ne s'était pas arrêtée, elle tombait fortement comme la veille, voir plus.
Cette nuit là j'avais rêvé. Les yeux de la figure ombré qui se fondait dans la noirceur des arbres me revint en tête. C'était comme ces tableaux de Van Gogh où l'on se sentait emporté par les tourbillons des nuages mais ici, c'était les ténèbres qui vous emmenaient loin, très loin où l'on se perd et que l'esprit ne sait plus ce qu'il fait. J'avais une envie de crier, une envie de pleurer, mais je n'y arrivait pas. Il n'y avait que ce regard qui me captivait et dont je n'en comprenait pas le sens.
Puis, la figure, s'approcha sur son cheval noir, s'arrêta à quelques mètres de moi. Même son cheval avait un air froid, peut-être même énervé. Il me regardait d'un air hautain. Bizarre... moi qui avait pourtant l'habitude des chevaux... L'homme descendit de son cheval d'un bond gracieux et léger et s'avança encore vers moi, jusqu'à ce qu'il vienne me prendre les cheveux d'une main en tirant d'un côté, et de l'autre main il saisit mon col et tirant dessus, puis s'avança vers mon cou aussi rapidement qu'il ne s'était avancé vers moi mais je ne vit pas ce qu'il fit car, à ce moment là, les ténèbres envahirent complètement mon tableau et ce ne fut que du noir que je vis.
A ce moment là, je me suis réveillé en sursaut, transpirant, respirant comme une bête assoiffée.
Il faisait déjà matin, et ma mère allait bientôt venir me chercher afin que j'aille demander du beurre a notre voisine Mme Gardelle.
Alors je n'attendis pas qu'elle vienne, je savais que dans ces cas la je me prendrais un coup de pied. D'ailleurs il ne fallait pas compter le nombre de bleu que je me faisait a cause des coups qu'on me donnait. Il fallait bien qu'elle jette sa colère sur quelque chose, et faire pleurer quelqu'un semblait lui faire croire qu'elle n'était pas la plus malheureuse qu'il soit. Mais a force je m'étais habitué a recevoir des coups, et dès lors je ne ressentait plus autant la douleur qu'autrefois.
Habillé de ma petite veste en laine de mouton et un pantalon bien déchiré qu'on prenait pour un short, j'enfila mes souliers et sortit tout de suite de la maison en direction de la maison de Mme Gardelle.
Heureusement que Mme Gardelle était là. Elle n'était pas comme ma mère. Elle était même bien l'inverse. Au lieu d'une beauté au c½ur froid, on avait une mère poule, assez pesante mais qui réchauffait les c½urs. Elle m'aimait beaucoup, elle qui n'avait jamais eu de fils, elle me chouchoutait et me soignait du mal que m'offraient mes parents. Elle me tricotait des habits, me nourrissait afin que je puisse survivre du peu que me donnait ma mère, me baisait les joues tendrement et me faisait découvrir les choses essentiels de la nature. Elle me donnait quelque leçons lorsque je passait, m'apprenais à lire, écrire, calculer, les choses que ma mère ne voulait pas.
J'étais donc resté toute la journée à apprendre ce qui faisait que le soleil allait se coucher et laissait place a la lune, la beauté d'un paysage et de ses couleurs, la significations des étoiles et des végétaux. Le soir venu, elle me donna le beurre et quelques fromages en plus comme excuse du retard.
Je m'étais dépêché de rentrer mais à ce moment là je fut pris d'un sentiment étrange. Au fond de moi, je sentais une genre de pulsion, une envie soudaine de prendre quelque chose dans mes mains et de le tordre. Comme si des jets électriques se propageaient en moi et que je n'avais qu'une envie, c'était de les répandre autour de moi.
Les pas dans la neige me suivaient, traçant mon chemin du retour. C'est a ce moment, arrivé au carrefour formé par les arbres noirs, dont les branches tendaient leurs doigts vers moi, que je compris que quelque chose ne tournait pas rond. La cheminée n'était pas allumée. Généralement, a six heures du soir en plein hiver, on a qu'une envie... Se réchauffer... Mais ma mère n'avait pas allumée le feu.
Je commença donc a marcher un peu plus rapidement afin de satisfaire ma curiosité. Les derniers pas se furent plus lent, car arrivé a l'entrée de la chaumière de la ferme, j'aperçu la lumière sortant de la porte, ouverte...
Je ne m'étais pas précipité à ce moment là. Il fallait être prudent.


Exilia - Day in Hell

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 09:45

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:42

Chapitre Trois

Alors que je poussa légèrement la porte de ma maison, une figure noir était déjà dressé dans le salon, recouvrant quelque chose. A la vue de la figure, mon souffle se coupa net. Elle était de dos, mais la grande cape noir lui donnait tellement de prestance et de grandeur que je ne put m'empêcher de la contempler. Mais que faisait-elle chez moi ? Pourquoi était-elle dans cette position, à genoux, la tête baisser vers quelque chose.
C'est alors que je compris que ce quelque chose était un corps, un corps inerte. Les longues jambes, pale, que l'on pouvait entrevoir flâner le long du sol avait une telle grâce que je reconnu ma mère. Elle ne bougeait pas, ses pieds étaient tournés d'une façon étrange qu'un humain ne pourrait pas garder en place.
Je ma petite main d'enfant, je m'accrocha a la poignée de la porte mais je tenais si fort que mes mains lâchèrent alors la poignée, loupant la poignée qui annonça à mon visiteur ma présence.
Il se retourna d'un coup, ses yeux me fixèrent comme par effroi, mais il n'avait pas peur. Cela se voyait.
Ses yeux de braises me clouèrent et j'entre ouvrit la bouche d'un petit sursaut en apercevant sur le coin de ses lèvres sur sang. Je regarda alors ma mère dont le coup avait été planté par deux canines. Mais qu'est-ce que c'était ?
Il s'était relevé comme un roi devant moi mais tout ce qui m'importait maintenant c'était de courir. Courir aussi vite que je ne le pouvais jusqu'à un endroit sécurisé. J'ai tout de suite pensé à la grange. C'était le seul endroit près de chez moi où je me sentais en sécurité. Et pourtant ce n'était pas la meilleure option.
Au dehors, les chevaux commençaient déjà a brayer. Ils avaient senti le danger. La grande porte en bois s'écarta grâce à ma pauvre force et me laissa passer entre l'ouverture que je refermât tout aussi vite. Puis j'alla vite me cacher dans la paille dans le coin de la grange.
J'avais peur.
Mon c½ur battait au rythme d'un tambour de combat.
Qu'avait-il fait à ma mère?
Pendant quelque instants j'avais déjà l'impression de ne plus savoir comment on devait respirer. Mes yeux fermés, je ne pensait qu'à une chose. J'espérais seulement que tout cela ne sois qu'un cauchemar. Sinon, cela signifierait que ce serait la fin pour moi. Dans quelques minutes... je serais mort...

Tip tap tip tap...

Ses pas résonnèrent entre les branches qui étaient au sol. Je ne voulais pas voir. Non. Je ne devais pas ouvrir les yeux. Si j'allais mourir, autant le faire sans voir ce qui m'attendait. Il se rapprochait. Ses pas devenaient de plus en plus clair à mes oreilles. Il venait pour moi cette fois...
Mais qu'avais-je fait ? Dieu voulait-il me punir d'avoir vécu dans une famille aussi peu convenable ? Me serais-je trop plains ? Dieu n'avait-il donc aucune pitié pour moi ?
La paille commençait à se retirer d'au dessus de moi. Le souffle glacée de l'homme vint s'éparpiller autour de mon corps.

« Ne t'inquiète pas... tout ira bien... »

Murmura t-il. Je n'avais pas ouvert les yeux, je m'étais laissé allé. Sa voix était si douce, je n'y résistais pas. « Allez tue-moi ! » me disais-je à l'intérieur de moi. « Finis-en vite ! ».
Mais ce ne fut ni un poignard, ni un pistolet, ni une arme quelconque qu'il utilisa. Seulement ses dents, ses canines qui me transpercèrent la nuque.

Puis... le trou noir.

Je me retrouva alors enseveli dans une plaine de neige. Ce n'était même pas une plaine, il n'y avait que ca. De la neige partout. Du blanc, de la pureté comme on dit. Mais ce blanc était tellement pesant que ca nous donnait l'impression d'être étouffé.
Il y avait à peine quelques secondes, l'enveloppe noir me tenait fermement de ses mains, prêt à me tuer. Et me voici à présent banni de tous dans un endroit isolé au froid ?
Me mettant a marcher, je traçais le début de mon incroyablement longue route à travers le décor.
J'étais habillé d'un vêtement chaud que je n'avais jamais connu. En m'en rendant compte, je m'y enveloppas encore plus, remontant le col du manteau et mettant mes mains dans les poches. Quelle agréable chaleur. Alors qu'au dehors on sentait le froid transpercer le visage.
Mais cette marche était longue, trop longue pour que quelqu'un d'aussi sensé que moi puisse tenir. J'en vint à bout. Je me mit à hurler si il y avait quelqu'un, crier à l'aide.
Au moment où je me mit à hurler, le monstre apparut alors devant moi, indistinctement, mais assez pour que je le reconnaisse. Ses yeux bordeaux se figèrent sur moi, ce qui me fit reculer d'un pas. Puis je ne bougeai plus, j'attendais, le regardant. Qu'allait-il me faire ? Pourquoi ne m'avait-il pas encore tué ?

« Que... que me voulez-vous ? »

Demandais-je avec le peu d'audace qui me restait. La figure ne dit rien, mais ses lèvres formèrent un léger demi cercle sur son visage. Ses yeux en amandes ressemblaient à ceux des vieux papi, mais les siens n'était pas assez doux pour cela. La cape noir se mélangeait avec ses cheveux brun. Il était assez jeune. Dans la trentaine environ.
Il dégagea alors sa cape de son visage et me répondit :

« Je ne te ferais aucun mal petit... »

C'est alors que je reconnu la figure dans la forêt. Celle qui avait hantée mon esprit ce jour là.

« Vous ! »

Criais-je. Mais le paysage devint alors subitement noir, si noir qu'on y vit plus rien du tout. Ni neige, ni figure, ni même moi...
Mais des chuchotements perturbèrent mon interrogations. Même si elles étaient à peine audibles, c'était assez pour reconnaître des voix de femmes. A peine audible mais je comprit que je n'étais plus chez moi. Où m'avait-il emmené ?


Exilia - Nowhere
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# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:42

Modifié le jeudi 19 février 2009 14:03

Chapitre Quatre


[ En Construction ]


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# Posté le mercredi 18 février 2009 12:39